Docteur André GIBERT - Hépato- Gastro- Entérologie
RSS

Articles récents

Dépistage du cancer colorectal
Hypersensibilité au gluten et intestin irritable
Performance de la vidéocapsule colique
Résistance d'Helicobacter pylori aux antibiotiques
nouveau traitement pour l'éradication d'Helicobacter pylori (Megraud F. Therap Adv Gastroenterol. 2012

Catégories

actualités en gastro- entérologie
fourni par

Mon blog

Dépistage du cancer colorectal

Le dépistage du cancer du colon est une nécessité de santé publique qui pourtant se heurte à de nombreuses réticences. Cette étude a comparé différentes stratégies de dépistage, incluant une invitation, pour réaliser un hémoccult, par courrier électronique ou par le médecin généraliste, la sigmoïdoscopie seule ou la sigmoïdoscopie complétée par un test hémoccult et la possibilité pour les malades de choisir une modalité de dépistage. Le taux de participation est plus important chez les sujets qui consultent leur médecin généraliste, qui ont un antécédent de cancer colorectal, qui ont une activité physique et qui ont lu les notices d'information. Les sujets ayant déjà bénéficié du dépistage, qui le considère comme inefficace ou qui sont anxieux acceptent moins de se faire dépister. Une meilleure orientation du dépistage du cancer colorectal par le médecin généraliste est donc souhaitable.

Hypersensibilité au gluten et intestin irritable

Plusieurs études ont montré qu'un grand nombre de malades atteints du syndrome de l'intestin irritable (SII) présentent une hypersensibilité au gluten, alors même qu'ils ne sont pas atteints de maladie cœliaque. Sur 148 malades atteints de SII on observe une amélioration symptomatique chez 83% des patients du groupe sans gluten contre 9% seulement du groupe ingérant du gluten (p=0,001) ce qui confirme qu'une grande  proportion de malades atteints de SII est hypersensible au gluten. Le mécanisme de cette hypersensibilité est mal compris.   

Performance de la vidéocapsule colique

En cas d'échec de la coloscopie, il existe différentes méthodes radiologiques pour explorer le côlon. Cet article compare la performance de la vidéocapsule colique et la coloscopie virtuelle par scanner.
Sur 100 malades, après échec d'une coloscopie complète, ont été pratiqués les deux explorations. Pour les polypes de plus de 6 mm, la vidéocapsule était deux fois plus sensible. La sensibilité était équivalente pour des lésions de plus de 1 cm de diamètre.

Résistance d'Helicobacter pylori aux antibiotiques

La résistance aux antibiotiques d'Hélicobacter pylori est de plus en plus fréquente dans le monde. En Chine la résistance au métronidazole est passée de 66,8 à 63,4%, de 39,9 à 52,6% pour la clarithromycine, de 34,5 à 54,8% pour la lévofloxacine, de 15,4 à 18,2 % pour la rifampicine, de 6,7 à 4,4% pour l'amoxicilline et de 4,9 à 7,3% pour les tétracyclines. Une augmentation très significative des résistances à la clarithromycine et à la lévofloxacine a été observée.

nouveau traitement pour l'éradication d'Helicobacter pylori (Megraud F. Therap Adv Gastroenterol. 2012

 Helicobacter pylori (Hp) est considéré comme un carcinogène par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). l'éradication de la bactérie s'est développée de manière exponentielle depuis les années 1980 et est associée à la survenue rapide de résistances aux antibiotiques, en particulier à la clarythromycine, dont les taux dépassent actuellement 35% en France. Si bien que les protocoles d'éradication ont été amenés à évoluer vers des triples associations, voire maintenant des thérapies séquentielles. l'autorisation de mise sur le marché, d'une association reposant sur le sous-citrate de bismuth, le métronidazole et la tétracycline sera très vite considérée comme la référence pour l'éradication, avec des taux de succès atteignant plus de 85% suivant les études récentes. la pharmacovigilance aux Etats-Unis n'a pas conduit à identifier des effets secondaires de type neurologique depuis 2008. Un nouveau médicament en gastro-entérologie attendu pour le mois d'avril 2013 !

inhibiteurs de la pompe à proton/IPP

 L'utilisation prolongée des IPP entraine une diminution de la sécrétion acide gastrique . La survenue de cancer gastrique a été prouvée chez l'animal, mais jamais chez l'homme avec un recul prolongé depuis plus de 25 ans. L'infection gastrique parHelicobacter pyloripourrait accélérer ce processus. Ce travail a permis d'effectuer l'analyse histologique de biopsies gastriques chez des malades atteints de reflux gastro-oesophagiens, un groupe étant traité par les inhibiteurs de la pompe à proton depuis plus de cinq ans.

surveillance des polypes coliques par coloscopie

Brenner H et al., Gastroenterology 2010 Mar ;138(3) :870-6.)
Le dépistage des polypes du côlon repose sur la coloscopie. Dans ce travail, les auteurs ont évalué la prévalence du cancer colorectal chez des sujets ayant une coloscopie négative. Les résultats étaient comparés à ceux de sujets n'ayant pas eu de coloscopie de dépistage. Aucun cancer n'était mis en évidence chez les sujets ayant bénéficié du dépistage endoscopique avec un recul de plus de 11,9 ans .

cancer du côlon et constipation

(Simons CC et al., Am J Epidemiol 2010 Oct 27
La possibilité d'une augmentation de risque de cancer colique chez les malades ayant une constipation a été soulevée depuis longtemps.
Dans ce travail, les auteurs ont analysé la relation entre la fréquence des selles et le risque de cancer chez plus de 58 000 individus et l'influence d'une modification de la ration alimentaire en fibres. Après 13 ans de suivi, 1207 cancers du côlon étaient identifiés. L' analyse des résultats montrait que le risque de cancer était plus élevé chez les hommes ayant plus de 2 selles par jour comparé à ceux n'en ayant qu'une. De plus, les hommes se plaignant de constipation étaient moins à risque de cancer colique que ceux ne s'en plaignant pas . La consommation de fibres n'influençait pas ces résultats. Les données épidémiologiques montrent donc plutôt un effet protecteur de la constipation sur le risque de cancer du côlon? rôle probable se la surmédicalisation chez les sujets constipés.

traitement d'hélicobater pylori

(O'Connor A et al. Helicobacter. 2010 Sep; 15 Suppl 1: 46-52)

Depuis la dernière conférence de consensus  2003, le niveau des résistances aux antibiotiques modifie les pratiques ainsi que l'autorisation de mise sur le marché des sels de bismuth, dont l'efficacité est bonne, en particulier dans les quadrithérapies. le niveau des résistances à la clarithromycine et aux quinolones dépasse le seuil de 15% .
En cas de résistances, les traitements séquentiels alternant 5 jours d'amoxicilline et d'inhibiteur de la pompe à protons (IPP) suivi de l'association clarithromycine, métronidazole et IPP donnent de bons résultats. Mais ce sont les sels de Bismuth, commercialisés en France dans quelques mois qui donnent les meilleurs résultats en tri ou en quadri thérapie.

Alcool et cancer

Le but de ce travail était de déterminer le niveau d'association entre la consommation d'alcool et l'augmentation du risque des cancers incluant des cancers digestifs. Treize types de cancers étaient envisagés et les risques établis en fonction de la nature des boissons alcoolisées, la bière, le vin et les spiritueux. le risque des cancers était augmenté chez les consommateurs réguliers, en particulier pour l'œsophage, l'estomac, le pancréas, les poumons, le côlon, le foie et la prostate.