Docteur André GIBERT - Hépato- Gastro- Entérologie
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Résistance d'Helicobacter pylori aux antibiotiques
nouveau traitement pour l'éradication d'Helicobacter pylori (Megraud F. Therap Adv Gastroenterol. 2012

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Activité physique et cancer colorectal

Cette étude évalue le bénéfice de l'activité physique sur la réduction du risque de récidive du cancer colorectal. 668 hommes ayant eu un cancer du côlon étaient incités à augmenter leur activité physique. Globalement, l'augmentation de l'activité, correspondant à la montée de 18 étages par jour environ, était associée à une baisse de la mortalité au cancer colorectal, mais aussi à une limitation de la mortalité en général .

Bismuth et éradication d'Helicobacter pylori

L'efficacité du traitement antibiotique pour l'éradication d'Helicobacter pylori est de 70 à 85% du fait de l'augmentation de la résistance aux antibiotiques. Le but de l'étude était d'évaluer l'effet d'une quadrithérapie contenant du bismuth en seconde ligne de traitement pour éradiquerHelicobacter pylori. 227 malades avec une infection persistante, après la trithérapie conventionnelle par inhibiteurs de la pompe à proton, metronidazole et amoxicilline, a été étudiée.

Méthotrexate et maladies inflammatoires

Le méthotrexate est un immunosuppresseur utilisé dans le traitement d'entretien des maladies inflammatoires du tube digestif (MICI). Ses effets secondaires, en particulier la toxicité hépatique, sont un frein à son utilisation. Dans cette étude espagnole, 77 malades (80% de maladie de Crohn) ont été inclus: 94% recevaient du méthotrexate en raison d'une dépendance aux stéroïdes. 82% des malades traités répondaient au méthotrexate, avec l'obtention d'une rémission dans 28% des cas.

histoire naturelle du reflux gastro- oesophagien

 (Malfertheiner P et al. Aliment Pharmacol Ther. 2011 Nov 9
L'évolution naturelle du reflux gastro-oesophagien (RGO), largement étudié au cours des 30 dernières années, n'en reste pas moins méconnue.
L'évolution du RGO est cyclique pour certains malades alors que pour d'autres, les manifestations cliniques sont continues.
Dans ce travail, les auteurs ont suivi des malades pendant cinq ans, sous traitement anti- sécrétoires ( IPP), après la découverte du RGO.

tabac et endobrachyoesophage

Barrett(Coleman HG et al. Gastroenterology. 2011 Nov 3 
 Le cancer de l'oesophage développé sur endobrachyoesophage a un pronostic très sombre.
Les facteurs influençant le risque de progression de l'endobrachyoesophage (EBO) permettront peut-être d'envisager des moyens de prévention. Dans cette étude ont été analysé la hauteur de l'EBO,la consommation d'alcool et de tabac sur la transformation de l'EBO en cancer.
Parmi ces malades, seulement 117 ont développé un cancer ou une dysplasie de haut grade. Le tabagisme actif était significativement associé au passage de la dysplasie vers le cancer avec un effet dose-dépendant. En revanche, l'alcool n'augmentait pas le risque de transformation, de même que la taille de l'EBO. en conclusion, le risque de dégénérescence de l'EBO est deux fois plus élevé chez les fumeurs, d'où l'importance du sevrage pour prévenir l'adénocarcinome

constipation et acides biliaires

(Chey WD et al. Am J Gastroenterol. 2011 Oct; 106(10): 1803-12) 
Le traitement de la constipation chronique de l'adulte repose sur l'utilisation de laxatifs avec des effets souvent aléatoires. Il est possible d'agir sur le métabolisme des acides biliaires dont l'effet laxatif est reconnu. Dans cette étude, les auteurs ont envisagé l'effet bénéfique d'un inhibiteur du transport iléal des acides biliaires au cours d'un essai thérapeutique. Les résultats montrent une augmentation significative et dose dépendante du nombre de selles par semaine après sept jours de traitement.

Fusobactérium et cancer du côlon

(Kostic AD et al. Genome Res. 2011 Oct 18) Cet article vient renforcer l'hypothèse d'une origine infectieuse des cancers du côlon et du rectum. La participation des infections dans la carcinogenèse n'est pas nouvelle. Certains virus sont connus pour favoriser la survenue de tumeurs, comme lepapillomavirusqui est responsable de cancers du col de l'utérus, les virus des hépatites C et B pour l'hépatocarcinome et la bactérieHelicobacter pyloripour la cancérogenèse gastrique.

IPP et infections

Les inhibiteurs de la pompe (IPP) à protons sont parmi les médicaments les plus vendus dans le monde. Leurs effets secondaires sont peu nombreux. La prise prolongée, n'est pas sans conséquence, l'inhibition de la sécrétion gastrique acide favorise la prolifération microbiennes dans l'intestin grêle. Une trentaine d'études pour lesquelles ce risque a été évalué montre que les IPP augmentent les infections par les salmonelles,

effets des IPP et régurgitations

 (Kahrilas PJ et al. Am J Gastroenterol. 2011 Aug; 106(8): 1419-25)
 Les inhibiteurs de la pompe à proton (IPP) ont révolutionné le traitement du reflux gastro-oesophagien (RGO). De nombreuses études ont montré que les régurgitations étaient résistantes à ces traitements. Une revue de la littérature portant sur sept essais thérapeutiques indiquent un gain thérapeutique des IPP sur les régurgitations de seulement 17% comparé au placebo, et une infériorité de plus de 20% comparé à l'effet des ces médicaments sur le pyrosis. Ces données montrent que le bénéfice des IPP sur les régurgitations est modeste, ces dernières devant être considérées comme un facteur de résistance aux IPP.

cancer oesophagien et alcool

(Freedman ND et al. Gut. 2011 Aug; 60(8): 1029-37) 
L'effet néfaste de l'alcool et de l'association alcool et tabac sur le cancer épithélial de l'oesophage est reconnu. Le rôle pathogénique de l'alcool sur l'adénocarcinome oesophagien reste mal connu. L'analyse de plusieurs études de malades atteints de cancer de l'oesophage et d'endobrachyoesophage ont permis d'analyser 1821 adénocarcinomes de l'oesophage, 1837 cancers de la jonction oesogastrique, 1016 cancers épithéliaux et 10854 témoins. Il en ressort que l'alcool n'augmentait pas la survenue des adénocarcinomes ou des cancers du cardia quelle que soit la quantité d'alcool consommée. Par contre, l'association est confirmée pour le carcinome épidermoïde avec un risque proche de 10 pour une consommation de plus de 7 verres par jour.